ACE COMBAT 8 Wings of Theve : Le GRAND TEST 😍 UN RETOUR ÉBLOUISSANT !!!

Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien et je suis ravi de vous retrouver aujourd’hui pour le Grand Test d’ACE COMBAT 8 WINGS OF THEVE, nouvel épisode d’une saga qui a fêté ses 30 ans l’année dernière et qui s’apprête à faire son grand retour le 2 octobre prochain sur PS5, Xbox Series et PC, sept ans après 7ème opus plutôt apprécié...

Et autant vous dire que Bandai Namco Aces, le studio attitré à la saga, n’a pas choisi la discrétion, car ici tout semble avoir été pensé pour nous faire vivre la guerre aérienne comme un véritable blockbuster hollywoodien avec son lot de dogfights à très haute vitesse, des couchers de soleil magnifiques, des nuages volumétriques somptueux, des cinématiques vécues à la première personne en totale immersion et surtout cette sensation grisante d’être au cœur d’un film à la Top Gun.

Mais attention, car derrière cette mise en scène spectaculaire, Ace Combat 8 demande aussi de lire chaque situation avec une grande vélocité, de surveiller son radar et de choisir le bon appareil au bon moment, tout en composant avec une météo qui ne sert pas uniquement à faire joli tant son impact sur le gameplay peut être réel. Alors est-ce que ce grand retour réussit vraiment à faire évoluer la formule sans perdre ce qui a toujours fait le sel de la série ?

Eh bien installez-vous confortablement, je vais vous expliquer tout ça avec mes captures maison réalisés en 4K60, sans vous spoiler les grands événements de l’histoire. Baissez votre visière, on embarque pour mon Grand Test : je vous en parle !

Nous sommes en 2029. La Fédération d’Usea Centrale vient de tomber sous les assauts de la République de Sotoa et vous incarnez un survivant repêché de justesse par l’Endurance, un vieux porte-avions devenu l’un des derniers refuges d’une armée en déroute. Très vite, votre destin va se retrouver lié à “Wings, le sauveur de Thève”, le nom d’un pilote présenté comme une légende nationale alors que ses exploits relèvent en réalité d’une propagande soigneusement fabriquée pour entretenir l’espoir. Et justement, tout l’enjeu du récit sera ici de nous confronter à un symbole qui nous dépasse, dans une guerre où les réseaux sociaux et la frontière entre vérité et récit officiel occupent une place étonnamment actuelle.

Manette en main, il faut d’abord rappeler qu’Ace Combat 8 n’est absolument pas une simulation ! En effet, le plaisir vient ici d’un pilotage immédiatement accessible même s’il nécessite rapidement une véritable lecture de l’espace, car oui il faudra surveiller son altitude, son radar, les missiles adverses, changer de cible et sélectionner l’armement le plus adapté entre air-air, air-sol, bombes ou armes spécialisées. On dispose également de leures pour casser certains verrouillages, et lorsque plusieurs menaces convergent au même moment, croyez-moi le jeu peut devenir franchement intense.

Et d’ailleurs dans ces moments que les dogfights prennent toute leur saveur, avec ce plaisir assez jubilatoire de verrouiller une cible, fondre sur elle à pleine vitesse, lancer son missile et traverser quelques secondes plus tard le nuage de débris laissé par l’appareil détruit.

A ce titre, le choix de l’avion que vous allez piloter ne relève pas simplement de l’esthétique. Chasseurs, appareils d’assaut, multirôles ou avions de guerre électronique possèdent chacun leurs propres caractéristiques en vitesse, manœuvrabilité, stabilité, capacités air-air, air-sol, défense ou emport de munitions. Avant chaque mission, il faudra donc lire les objectifs et décider si l’on privilégie par exemple la supériorité aérienne ou l’attaque au sol. Du F/A-18 au Rafale en passant par le Mig, le F-14 ou le Typhoon, le catalogue offre une belle variété, d’autant que certains appareils embarquent des armes spéciales capables par exemple de verrouiller plusieurs cibles simultanément.

En fait, cette préparation s’inscrit dans une progression classique mais efficace où les missions rapportent des PAM, c’est à dire des Points d’Accomplissement Militaire, que l’on dépense dans un arbre de recherche pour débloquer de nouveaux appareils, des armes ou différentes améliorations. Du coup, le cycle cinématique, briefing, choix de l’avion, puis mission fonctionne particulièrement bien, parce qu’il donne toujours une petite raison supplémentaire de repartir en vol et surtout d’adapter progressivement son arsenal à des situations de plus en plus exigeantes.

Car ici, on ne combat pas seul. Les trois membres du Joker Flight vous accompagnent régulièrement et la croix directionnelle permet de leur donner plusieurs types d’ordres, qu’il s’agisse de concentrer leurs tirs sur une cible, de disperser leurs attaques, d’utiliser une capacité spéciale ou de vous couvrir. Cela ne transforme évidemment pas Ace Combat en jeu tactique, mais cela renforce votre rôle de leader et ajoute une couche de lecture supplémentaire lorsque le ciel commence à se remplir d’ennemis.

Et ce qui m’a vraiment plu, c’est que les missions évitent de simplement répéter le même dogfight. On passe d’assauts contre des porte-avions à des attaques avec cible au sol, des interceptions de bombardiers, des affrontements contre des drones ou même certaines énormes forteresses aériennes, avec des environnements urbains, côtiers, désertiques ou montagneux, le tout proposé de jour comme de nuit. Surtout, les objectifs évoluent régulièrement en cours de mission et viennent casser la routine avec quelques rebondissements bien placés.

À ce titre, la météo constitue probablement l’une des meilleures réussites du jeu, déjà parce que visuellement c’est absolument superbe, et ensuite parce qu’elle fait réellement partie du gameplay. Traverser une épaisse couche nuageuse peut masquer votre appareil à certains verrouillages, mais aussi provoquer du givre et altérer momentanément votre visibilité, tandis que les traînées de condensation permettent parfois de repérer l’altitude ou la trajectoire d’un appareil caché au loin. Du coup, la beauté du ciel n’est jamais uniquement décorative et lire l’épaisseur d’une nappe de nuages, décider de passer au-dessus ou de s’y engouffrer devient une véritable décision de combat.

Et puis je vous le disais, mais visuellement, c’est vraiment chapeau bas ! L’Unreal Engine 5 associé à la technologie propriétaire Cloudly développé en interne par le studio produit des volumes de nuages impressionnants sur plusieurs couches diffuses et dynamiques, auxquels s’ajoutent une très belle gestion de la lumière, des couchers de soleil somptueux et une modélisation des appareils absolument remarquable. Mais ce que j’ai probablement préféré reste le soin apporté au cockpit : traverser un nuage, voir les gouttelettes courir sur la verrière pendant que le son du vent change et que la musique se tamise crée une immersion remarquable, renforcée par les vibrations de la DualSense et un sound design puissant. Bref, j’ai vraiment été happé par la qualité de l’immersion !

D’autant que la campagne pousse aussi cette sensation jusque dans ses cinématiques, intégralement vécues à la première personne. On peut diriger son regard, parfois zoomer sur certains éléments et observer les autres personnages évoluer autour de soi, ce qui donne à la narration ultra scénarisé une énergie qui m’a même évoqué par certains moments un certain Metal Gear Solid V. D’ailleurs pour renforcer encore ce réalisme, d’autres séquences sont filmées au téléphone, collant ainsi très bien au propos d’un jeu obsédé par la manière dont la réalité d’une guerre peut être transformée en récit collectif parfois profondément manipulé…

Cela dit, Ace Combat reste aussi une production profondément japonaise dans sa manière d’écrire son escadrille, avec un casting assez atypique qui mélange pilotes ténébreux, rookie pétillante et personnages parfois franchement débonnaires. A ce titre, que ce soit lors des cinématiques ou dans les échanges radio, les conversation fonctionnent plutôt bien pour donner une personnalité à chacun, avec cette alternance entre urgence absolue en mission et moments beaucoup plus légers à la cantine ou sur la base. Alors oui, certaines tonalités pourront surprendre, mais cette cohabitation entre mélodrame militaire, séquences épiques et respirations plus quotidiennes confère à l’ensemble une vraie personnalité. Seul petit regret : les voix sont proposées ici en anglais et en japonais, avec des sous-titres français, mais donc vous l’aurez compris sans doublage français à proprement parler...

Du côté de la difficulté générale, elle sait monter progressivement. Cela dit, le jeu propose quatre niveaux de base : Histoire, Facile, Normal et Difficile (avec un dernier qui s’ouvrira plus tard), et si les premières missions laissent le temps de prendre ses marques, les choses se corsent assez rapidement avec des missiles qui arrivent de tous les côtés, des objectifs multiples et la nécessité de gérer beaucoup plus sérieusement ses contre-mesures et son équipement. D’autant que si vous perdez vos repères dans l’espace, votre avion ne vous pardonnera pas longtemps votre erreur, même si le niveau de difficulté peut être ajusté pour rendre l’expérience plus accueillante.

Enfin, le multijoueur utilise une base aérienne comme lobby interactif, avec du cross-plateforme ainsi que des modes coopératifs et compétitifs.

Alors au bout du compte, quel bilan dressé de cet Ace Combat 8 Wings of Theve ? Eh bien surtout la sensation qu’après plus de trente ans d’existence, la série sait encore parfaitement ce qu’elle veut être : non pas un simulateur militaire, mais une machine à fabriquer du fantasme aérien, spectaculaire, lisible et immédiatement grisant, tout en offrant un terrain de jeu ultra immersif avec une météo qui apporte au plaisir visuel, sans oublier d’avoir un impact sur notre manière de jouer. Bref, l’alliage réussi entre le fond et la forme !

Bref, après un Ace Combat 7 qui avait déjà largement relancé la licence, Wings of Theve donne surtout l’impression d’une série qui revient avec beaucoup de confiance, consciente de son héritage sans en être prisonnière. Et lorsque le jeu parvient à faire converger le plaisir de son pilotage, sa bande-son résolument épique et cette mise en scène cinématographique à la première personne qui nous plonge littéralement au coeur de la guerre aérienne, eh bien il réussit exactement ce qu’on attend d’un Ace Combat : nous donner envie de remettre immédiatement les gaz.

VERDICT : EXCELLENT

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