GEARS OF WAR EDAY 🔥 LE GRAND TEST BRÛLANT !!!
Retrouvez ci-dessous, le résumé de mon Grand Test de Gears of War E-Day. Mon Test intégral vous attend dans la vidéo ci-dessus. Pour ceux qui en voudrait un résumé, le voici :
Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien ! Ravi de vous retrouver pour le Grand Test de Gears of War: E-Day, développé par The Coalition, qui sortira ce 6 octobre sur Xbox Series et PC, avec une disponibilité dès le lancement dans le Game Pass.
Après des épisodes qui semblaient chercher leur voie, la saga revient à ses origines : Marcus, Dom, des combats brutaux et une réalisation sous Unreal Engine 5, mais aussi une ville plus ouverte et une mobilité assouplie. Alors, après avoir bouclé la campagne, ce retour aux sources retrouve-t-il la rage des premiers Gears ? Et derrière le spectacle, l’émotion suit-elle ?
Installez-vous confortablement : je vous explique tout avec mes captures maison en 4K60, sans spoiler les grands événements. Rechargez votre Lanzor, mon Grand Test… je vous en parle !
Nous sommes 14 ans avant le premier Gears, au Jour de l’Émergence. Les Locustes jaillissent des profondeurs de Sera et plongent l’humanité dans une guerre incompréhensible. Au cœur de Kalona, Marcus et Dom, beaucoup plus jeunes, assistent à la destruction d’une ville dont les habitants deviennent en quelques heures des survivants. Spectaculaire et efficace, le prologue retrouve immédiatement ce mélange de violence et de désespoir qui faisait la force de la trilogie originale.
Manette en main, on reste sur du Gears pur jus : couvertures, armes lourdes, exécutions et cette satisfaction lorsqu’un Locuste explose sous nos tirs. Cela dit, les déplacements sont plus naturels et l’arrivée du saut dynamise les affrontements. Les environnements jouent davantage avec la verticalité : on grimpe, on contourne, on prend de la hauteur… et j’ai apprécié cette souplesse supplémentaire.
Le jeu conserve aussi un système généreux, avec l’équivalent de quatre vies réinitialisées à chaque checkpoint. Ceux-ci sont nombreux dans les cinq actes, ce qui maintient le rythme, même lorsque les combats deviennent particulièrement violents aux difficultés élevées.
Et justement, ce retour aux origines permet d’assister à la naissance du mythique Lanzor. Sa conception s’intègre à l’aventure et, après quelques chapitres, retrouver le moteur de sa tronçonneuse puis découper un Locuste rappelle immédiatement pourquoi cette arme est devenue un symbole de la série.
La structure évolue davantage. Alors attention, E-Day n’est pas un véritable open world, mais Kalona forme une ville cohérente dont certains secteurs permettent d’explorer, de choisir différents chemins et d’accomplir des objectifs facultatifs. Cette ouverture rafraîchit la formule, tandis que les chapitres plus linéaires préservent son rythme.
Les caches de ravitaillement servent à refaire le plein, à modifier son équipement et à installer des mods sur les armes et l’armure. Des équipements tactiques, comme l’injecteur d’adrénaline, apportent aussi des avantages en combat. Cela reste simple, mais offre une personnalisation bienvenue sans transformer Gears en RPG ni lui imposer un arbre de compétences artificiel.
L’exploration récompense également les curieux avec de nombreux collectibles qui enrichissent le lore et racontent les différents quartiers. Un indice sonore familier aux amateurs de Gears signale leur proximité : une aide subtile qui donne envie de fouiller, sans trop insister.
Mais la grande réussite de Kalona, c’est sa narration environnementale. Appartements abandonnés à la hâte, rues éventrées, immeubles qui s’écroulent pendant le gameplay : on assiste réellement à l’effondrement de la ville. Certains lieux aperçus au loin deviennent ensuite des zones traversées. Rarement un Gears m’avait autant donné la sensation d’évoluer dans un monde qui se disloque sous mes yeux.
Et pour soutenir cela, l’Unreal Engine 5 fait des merveilles : éclairages remarquables, textures détaillées et décors fourmillant d’éléments. Les visages sont plutôt réussis sans être exceptionnels. J’ai relevé quelques collisions ratées et des baisses de framerate, notamment vers la fin, mais cela reste une démonstration technique et probablement le plus beau jeu de The Coalition.
Le sound design accompagne cette réalisation avec des détonations percutantes, des armes qui ont du poids et une bande-son efficace. Quand les ennemis déboulent, que les bâtiments s’effondrent et que l’escouade hurle ses ordres, on retrouve la brutalité viscérale des meilleurs Gears.
Les environnements sont aussi plus variés que prévu : rues ravagées, secteurs ruraux et passages confinés, sombres, presque horrifiques. L’architecture mêle néoclassicisme, industriel rétrofuturiste et brutalisme. Cette ambiance redonne aux Locustes leur dimension inquiétante, avec une aventure jouable à deux en écran partagé et jusqu’à quatre en ligne.
Côté scénario, retrouver Marcus et Dom avant les événements connus remet la saga en perspective. En revanche, l’alternance entre bravoure et émotion ne fonctionne pas toujours. L’escouade manque de charisme, les arcs de Mags Carter et Lucas Reyes restent très classiques et, malgré les thèmes de fraternité et de survie, on demeure émotionnellement à la surface. Gears n’a jamais brillé par sa subtilité narrative, mais j’aurais aimé qu’il progresse davantage ici.
La VF participe heureusement au plaisir : voix badass, langage fleuri et répliques parfaitement dans l’esprit de la série. Cela fonctionne très bien, même si la synchronisation labiale française est parfois franchement ratée.
La campagne demande entre 10 et 15 heures selon la difficulté, l’exploration et les missions facultatives. Les modes multijoueurs, dont Versus et Horde Siege, prolongent ensuite l’expérience.
Au bout du compte, E-Day est pour moi le meilleur épisode depuis très longtemps et l’un des jeux Xbox les plus aboutis de ces dernières années en matière de rythme et de réalisation. Il reste pourtant très classique : malgré son ouverture et sa mobilité améliorée, je ne suis pas certain qu’il soit assez novateur pour replacer à lui seul Gears au centre du paysage vidéoludique.
Mais The Coalition signe son meilleur Gears en retrouvant la brutalité, la rage et le grand spectacle de la saga, tout en étoffant son univers. J’ai vraiment apprécié ce retour aux sources. Il lui manque simplement ce supplément d’émotion qui aurait pu le rendre incroyable.
VERDICT : EXCELLENT
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