007 FIRST LIGHT TEST 🌟 James Bond tient-il son Grand Jeu ?

Bonjour à toutes à tous, ravi de vous retrouver pour vous livrer mon Grand Test de 007 First Light, le nouveau jeu James Bond qui s’apprête à sortir sur PS5, Xbox Series et PC ce mercredi 27 mai… et dans un second temps, cet été sur Nintendo Switch 2.

J’ai pu finir l’aventure en un peu plus d’une quinzaine d’heures et je vais avoir beaucoup de choses à vous dire sur ce périple explosif et séducteur qui va nous entraîner aux quatre coins du globe dans une origin story du personnage mythique qu’est l’espion anglais 007 !

D’autant que cette aventure solo action/aventure réalisé par IO Interactive se retrouve aux confluents d’un Hitman pour l’infiltration et les gadgets, et d’un Uncharted pour le rythme et l’aspect spectaculaire, mais ce mélange parvient-il à trouver son équilibre ?

Eh bien j’ai beaucoup de choses à vous dire sur la réalisation, l’ambiance, le gameplay, la bande son… le tout servi avec du gameplay capturé par mes soins en 4K 60 images par secondes. Mon nom est Chièze, Julien Chièze, et voici mon Grand Test de 007 First Light… Je vous en parle…

Avec ce jeu James Bond, on sent qu’IO s’est livré corps et âme pour en faire son jeu signature sur la partie technique, artistique et dynamique… et il me paraît assez évident que l’objectif était ici de tenter d’aller chercher une expérience un peu plus grand public que la saga Hitman. Une licence certes réputée pour la qualité de ses infiltrations à embranchements et multiples possibilités, mais aussi pour son aspect un peu clinique et mine de rien un peu rigide… et pas toujours très facile d’accès.

Alors très clairement là, on entre dans une autre dimension et dès les premières minutes, le ton est donné. 0-0-7 First Light est un film James Bond interactif. Un véritable roller coster empilant les séquences de bravoure, les courses-poursuites, les fusillades, l’espionnage, sans oublier la romance constitue de la saga Bond, le tout servi avec un flegme et une élégance anglaise de premier ordre.

Je vais être très clair, si j’ai tout simplement adoré l’ambiance générale du jeu, si j’ai été captivé par son histoire haletante… en revanche, le gameplay m’aura paru beaucoup plus classique. Je vais tout vous expliquer… Mais pour commencer sachez que le jeu propose 3 modes de difficulté : Débutant, Recommandé, Puriste.

Mais allez, rentrons dans le vif du sujet. L’une des forces de 007 First Light est sa capacité à nous faire voyager sous des latitudes et conditions météo très variées. Car si l’aventure démarre par un prologue crépusculaire rondement mené en Islande, la suite se montrera particulièrement varié et dépaysante.

Reste que sur la partie visuelle, la claque technique et artistique est là. La qualité des éclairages, des textures, de l’ambiance général. C’est franchement du très haut niveau. Et la solitude initiale du héros dans le prologue tranchera avec les nombreuses séquences chargées d’une foule compacte. Le jeu, à plusieurs joue avec ces contrastes de fond et de forme, créant des sentiments forts.

Preuve de l’importance du prologue, c’est d’entrée que l’on comprendra l’origine de sa cicatrice, car l’histoire n’a pas de temps à perdre et fil droit… même si elle prendra plus tard malheureusement quelques libertés avec au moins deux personnages qui mériterait à minima un DLC pour mieux cerner la finalité… ici un peu trop vite expédiée.

En réalité, hormis quand vous mourrez, il n’y aura plus de temps de chargement visibles. Tout s’enchaîne comme si l’on suivait un véritable film alternant séquence jouable et cinématique avec une souplesse remarquable. Il y a d’ailleurs de vrais beaux moments de réalisation et que ce soit la chanson interprêtée par Lana Del Rey, ou la bande son générale, la partition totalement dans le ton avec ses envolés de cordes et de cuivre contribuent à l’immersion.

Comment ne pas immédiatement évoqué la maestria de la prestation de Patrick Gibson qui campe un jeune James absolument magnétique. Très sincèrement on m’apprendrait que c’est lui qui reprendrait le rôle au cinéma, je signerai tout de suite.

A ce titre, j’ai vraiment adoré suivre l’histoire ! C’est bien écrit, c’est bien interprété, c’est spectaculaire et haletant. Il y a de nombreux clins d’oeil pour les fans de la première heure, c’est parfois drôle, tantôt touchant, James n’oublie pas d’être un séducteur, mais ce n’est pas lourdeau. Bref, j’ai eu l’impression de vraiment vivre une vraie belle aventure James Bond. Avec en prime une réflexion très actuelle et moderne sur l’IA posant des questions que je trouve éminement intéressantes sur notre avenir, la manière dont nous acceptons les erreurs humaines et moins celle des machines. Questionnant si la fin en justifie les moyens…

Seul bémol de poids pour nous français, le jeu ne dispose pas d’une localisation des voix dans la langue de Molière et il faudra donc se contenter de sous-titre… d’ailleurs malheureusement parfois absents sur certaines discussions de pnj. Alors même si je comprends l’idée du James Bond purement anglais, je ne peux que souligner et regretter qu’un si gros jeu ne soit pas pleinement localiser.

Pour le reste, c’est petit lait. La qualité des visages et des micro-expressions des comédiens, sont au niveau du reste de la réalisation technique sur laquelle IO livre une partition remarquable, d’autant plus sur PS5 PRO grâce à l’apport assez impressionnant du PSSR 2.0 permettant d’obtenir un rendu 4K en 60fps quasiment constamment stable… seule ombre à ce tableau technique, il reste toutefois encore pas mal de bugs de collisions. J’ai même dû essuyer un crash et un reboot preuve qu’un patch d’affinage ne sera pas de refus.

En revanche, j’avoue m’être moins éclaté dans les séquences de gameplay. J’ai trouvé les fusillades souvent un peu brouillonnes et parfois inutilement complexes avec des ennemis qui arrivent littéralement de partout parfois en même temps. C’est dommage. D’autant que je n’ai pas trouvé l’IA dingue tant il n’est pas rare de ne pas être détecté alors qu’on abat un ennemi littéralement 10m devant son équipier… Au final, on se fait souvent avoir plus par le nombre qu’autre chose.

Sans parler que les parades ne sont pas si évidentes car les timing sont assez flou je trouve et du coup si le système de combat à main nu est assez bien chorégraphié, il peut parfois tourner un peu en boucle et donner lieu à des affrontements inutilement longuets.

Quant à l’infiltration, elle est intéressante car il y a effectivement vraiment plusieurs manières d’appréhender les situations... et à la fois c’est souvent assez téléphonée. Même si on dispose de plusieurs types de gadgets avec 8 outils comme la Q-Lens, la montre Q-Watch, le stylo-missile, les fumigènes, ou encore la caméra ShockWave… au final, je me suis rendu compte que j’avais toujours un peu utilisé les mêmes. Mention spéciales aux flèchettes rendant malades vos adversaires et permettant de faire les poches de manière presque trop facile.

Résultat, si on doit trouver des éléments électrique et chimique pour alimenter les différents styles de gadgets, j’ai trouvé que cela passait finalement assez souvent en arrière plan.

En tout cas, je vais être très clair, les puristes de Hitman risquent de déchanter, car hormis peut être 2 missions, la pure infiltration est clairement simplifier par rapport aux aventures de l’agent 47. Ce n’est pas forcément un reproche, mais il faut savoir où on met les pieds… à savoir une aventure action/infiltration résolument grand public.

Idem, au niveau du spectaculaire, IO ne parvient pas à dépasser le maître Naughty Dog. Alors dit comme ça le constat pourrait avoir l’air finalement assez sévère…

Eh bien en réalité, pas vraiment… car pris dans son ensemble, la formule de ce 007 First Light fonctionne vraiment bien… au point que j’ai fini le jeu cette nuit à près de 4h du matin tant je voulais connaître le dénouement.

Oui, si le gameplay est perfectible sur plein d’aspect, si l’IA est souvent aux fraises, si les gadgets sont malheureusement un peu « gadgets » justement tant on se sert toujours des mêmes… reste que l’ambiance générale, la qualité de la narration, de l’intrigue, de l’interprétation m’ont totalement embarqué dans cette aventure d’une bonne 15h de jeu.

J’avais envie de connaître le fin mot de l’histoire, tant j’ai vraiment apprécié l’écriture de cette origin story de James Bond, tant l’enrobage général est splendide avec une direction artistique, qu’il s’agisse des lieux, des équipements, des tenues, de l’habillage général, des musiques de grande classe ! Par exemple, j’ai pris un vrai plaisir à observé le soin méticuleux porté à l’architecture des environnements et des structures. Franchement c’est remarquable.

La qualité des interprétations, les micro-expressions dans les regard, les sourires, les acteurs sont ultra convaincants. Ce n’était pas une force jusqu’à présent des production IO et là on peut dire qu’ils se sont surpassés.

Alors clairement, je n’ai pas l’impression qu’IO signe ici son meilleur jeu au sens strict du jeu, mais incontestablement le plus complet et immersif, le tout saupoudré d’une classe bondienne absolument étincelante. Ca fait tellement plaisir de retrouver un James impétueux, dragueur, mais aussi altruiste, volontaire et droit… Jusqu’à la genèse du 007.

Et si je regrette quelques facilités de scénario à au moins deux moments, si on ne se trouve pas au niveau d’un grand Uncharted, et pas aussi clinique qu’un Hitman, reste une aventure haletante, véritable lettre d’amour à une licence jadis culte mais qui va devoir trouver au cinéma son second souffle au cinéma… m’est avis que ce 007 First Light, un jeu vidéo, pourrait être une bonne inspiration.

VERDICT : TRÈS BON

Rejoignez Julien sur YouTubeTwitterInstagramThreadsTikTok ou Facebook pour suivre les coulisses de son activité au jour le jour.

Commentaires
Likes
Vues
Commenter
Articles liés