CRIMSON DESERT TEST : Le CHOC est IMMENSE 🤯
La sortie de Crimson Desert sera incontestablement l’une des plus importantes de l’année 2026. Au point que je suis sincèrement convaincu que nous serons amener à reparler fortement du titre de Pearl Abyss en décembre prochain… lors des Game Awards.
Par conséquent, j’y ai passé énormément de temps, à y jouer évidemment, mais aussi à vous préparer des captures immersives en 4K60 évidemment sans le moindre spoiler narratif mais pour vous plonger dans l’ambiance de ce titre si particulier, j’ai passé aussi beaucoup de temps à réfléchir à ce que j’allais vous dire et à ce titre ma conclusion risque d’en surprendre certains, mais vous le verrez, elle vient réeéllement de mon coeur de joueur…
Car ça y est nous y sommes ! Près de 6 ans après son reveal, Crimson Desert s’apprête à sortir ce jeudi 19 mars sur PS5, Xbox Series, PC et MAC.
Ce titre initialement pensé comme une préquelle à Black Desert Online jeu phare du studio coréen Pearl Abyss avant de pleinement basculer vers un pur jeu solo action-aventure se déroulant dans un monde ouvert massif, eh bien ce titre aura connu une trajectoire étonnante et le voici aujourd’hui en train de culminé au sommet de l’attente des joueurs.
Je vais dire les termes d’emblée : Crimson Desert est aujourd’hui de loin LE jeu le plus attendu de l’année 2026… uniquement détrôné par un certain GTA 6. C’est dire la hype qui l’entoure.
Il faut dire qu’après le retour en force du Japon depuis quelques années, après la claque Black Myth Wukong venue de Chine... l’Asie continue de s’imposer comme un véritable rouleau compresseur du jeu vidéo actuel, avec cette fois une immense proposition en provenance de Corée du Sud. Et je vais vous le dire tout de suite : oui, le choc est réel !
Oui, la hype est méritée… tant cela faisait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé presque intimidé face à la montagne de générosité proposée par une aventure au long, voire au très très long cour. Mais plus que de la quantité, Crimson Desert s’illustre par une envie de bien faire quand il s’agit d’immerger le joueur dans son univers gorgé de mystères, certains résolument cryptiques.
Alors après des dizaines et dizaines et dizaines d’heures passées dans son univers, je peux vous le dire sans détour : aucun open world ne m’avait à ce point happé depuis Red Dead Redemption 2, Zelda Breath of the Wild et Elden Ring.
Alors oui, je sais, la comparaison est immense.
Mais elle résume exactement ce que j’ai ressenti… ce qui, attention, ne veut cependant pas dire que la proposition est exempte de défauts, bien au contraire et comme dans tous mes tests, au fil de cette émission, je vous partagerai les qualités ET les défauts que j’ai ressenti !
Par conséquent, installez-vous confortablement, car j’ai vraiment BEAUCOUP de choses à vous dire et à vous montrer avec de nombreuses captures réalisées par mes soins en 4K60, le tout en immersion mais évidemment sans le moindre spoiler narratif…
Avant toute chose, il faut parler de l’évidence ! Oui, la beauté formelle de Crimson Desert est l’une de ses forces majeures déclenchant un magnétisme irrésistible à l’explorateur (slash) contemplateur que je suis. Vous me connaissez, j’adore marcher, me poser, observer… eh bien là, j’ai été servi !
Cela dit, avant de poursuivre, je me dois de vous livrer un avertissement d’importance. Ce test a été intégralement réalisé sur la version PC. A ce jour, je n’ai effectivement jamais pu voir directement, ni jouer aux versions consoles, ce que je regrette… et même si les récentes vidéos postées par Digital Foundry ou la chaîne PlayStation Japan sur les versions PS5 et PS5 PRO semblaient rassurantes, comme je l’avais fait à juste titre à l’époque dans mon test de Cyberpunk 2077… je ne saurai trop vous conseiller d’attendre mon retour sur ce sujet précis. Je tâcherai donc de vous proposer un verdict spécifique aux versions consoles dès que possible évidemment.
Mais revenons-en à cette profonde claque visuelle tant il serait hypocrite de minimiser l’impact que cela a sur l’expérience. Quand on aime les jeux vidéo, si le gameplay est roi, la partie « vidéo » n’a rien d’anecdotique surtout dans ce genre de monde ouvert qui mise à fond sur l’immersion.
Parce que oui, Crimson Desert est un jeu qui envoûte grâce à ses panoramas, ses reliefs, sa météo fluctuante, la qualité de ses éclairages souvent subtils, mais aussi la densité du monde qui regorge de lieux à visiter, de rencontres à effectuer, de quêtes à mener et de mystères à lever…
À ce titre, la distance d’affichage est absolument foudroyante, on voit loin, même très loin, souvent avec un niveau de détail extrêmement satisfaisant. On sent la nature qui vit avec ce souffle du vent constant qui fait danser les arbres et la végétation. Alors je sais que certains trouveront ça too much… eh bien personnellement j’ai adoré ! Que dire aussi sur la physique de l’eau absolument remarquable, la qualité générale des textures, ou le ray tracing globalement admirablement bien utilisé...
Oui, le Black Space Engine réalise un véritable tour de force avec une végétation luxuriante et une faune impressionnante avec des centaines d’animaux différents croisés comme des biches, chevaux, libellules, bisons, rhinocéros, tortues, fenecs, aigles, iguanes, ânes, blaireau, renard, sangliers… le tout donnant vie à des biomes très marqués comme la forêt verdoyantes, des déserts ocres, des montagnes enneigées, des citadelles vertigineuses, des prairies de blé balayés par les ventes, etc, etc, etc.… biomes dans lesquels on va être amené à croiser des carrioles, mais aussi des trains, des dirigeables, le tout à explorer aussi bien sur terre, que parfois sous-terre ou encore très haut dans les airs lors que l’on visite les Abysses… véritables îles célestes surplombant le monde de Pywel et donnant lieu à des séquences de puzzles de plus en plus corsés.
Autre aspect qui m’a particulièrement marqué et qui fait une vraie différence avec la plupart des jeux du genre, c’est la variété hallucinante des PNJ. Des enfants, des hommes, des femmes, des trolls, des silhouettes massives, d’autres plus frêles, des visages très différents… Il y a une véritable richesse visuelle, une vraie diversité dans la modélisation, et ça contribue énormément à rendre cet univers héroïc-fantasy aussi vivant que crédible.
On sent aussi que de nombreux affinages ont été effectués depuis ma preview il y a quelques semaines. Et franchement, aujourd’hui, hormis un popping pas si négligeable que cela, notamment sur les caillous, le rendu global est superbe, l’optimisation du BlackSpace Engine assez impressionnante et j’ai rencontré extrêmement peu de bugs pour un jeu de cette ampleur. Toujours parmi les éléments qui ont quelque peu évolué en quelques semaines, j’ai trouvé que les développeurs avait un peu calmé l’obscurité extrême de la nuit qui, je vous l’avais souligné, m’avait un peu dérangé lors de la Preview.
Pas de panique, ça reste sombre et l’identité visuelle est toujours là, mais c’est moins excessif qu’en début de mois et objectivement, je trouve que les développeurs ont enfin trouvé un bon équilibre. Clairement, si vous êtes sensible à la mise en scène du monde, à l’atmosphère, au sentiment d’immersion pure, Crimson Desert marque des points immédiatement… d’autant plus que sa bande son achève d’enfoncer le clou avec des musiques d’ambiance vraiment dans le ton, à mi-chemin entre les partitions de Horizon Forbidden West, Elden Ring et The Witcher. Tantôt épique, et à d’autres moments beaucoup plus atmosphériques…
L’autre énorme force du jeu, c’est son monde ouvert au sens XXL. Et quand je dis colossal, je pèse mes mots. Le monde est immense. Vraiment immense. Il faut littéralement des heures pour se rendre d’un bout à l’autre. On est vraiment face à un titre qui exige un investissement personnel colossal et qui dévore littéralement le joueur.
Ainsi, fascinant de voir qu’après une cinquantaine d’heure de jeu, je n’avais débloqué qu’assez peu de fast travel, réalisant très rapidement que la progression de chaque partie risquait d’être très différente d’un joueur à l’autre tant chacun pourra partir dans tous les sens, sans avoir à se coller obligatoirement à la trame principale.
D’ailleurs un gros conseil à ce sujet : Crimson Desert n’est clairement pas pensé pour faire l’histoire en ligne droite, tant au bout de quelques chapitres seulement, vous risquez de vous prendre un mur extrêmement raide tant le scalling du jeu vous poussera à faire progresser votre héros, à étoffer ses capacités, sa vitalité, son endurance qui ne pourront se développer qu’en explorant et en découvrant les innombrables à côtés proposés par le jeu. Sans cela, bon courage face aux boss… j’aurai l’occasion d’y revenir !
Et quelque part, ça dit beaucoup de la philosophie du jeu : Crimson Desert veut que vous habitiez son monde. Et c’est là que la comparaison avec Red Dead Redemption 2, Breath of the Wild et Elden Ring me revient en tête… Il y a ici ce même pouvoir d’absorption. Ce même sentiment d’être aspiré par un univers qui existe au-delà de vous et qui hante votre esprit même une fois avoir posé la manette.
Le jeu regorge de lieux d’intérêt, de quêtes, d’événements, de petits détails et plein de petites saynètes organiques qui permettent de plonger dans des moments du quotidien, des réactions de PNJ ultra variés et parfois inattendu, comme ce passage où un groupe de mendiants s’est collectivement mis à m’agriper la jambe dès qu’ils ont aperçu que je commençais à donner une pièce à l’un d’eux… ou cette maison macabre où des bandits m’ont attaqué par surprise alors que je commençais à investiguer sur ce qui s’y était passé.
Je pourrai aussi évoquer certains mini-jeux, comme les bras de fer, le tir à l’arc, les combats à main nues en arènes, les cavalcades, le dressage de chevaux, etc, qui apportent des petites bulles de respirations...
Bref, sans être du jamais vu, tout cela confère du relief à l’univers et rythme la narration de manière assez naturelle.
À plusieurs reprises, je me suis ainsi surpris à partir pour une destination, puis à bifurquer complètement parce qu’un détail ou une curiosité m’avait détourné de mon objectif initial.
Et quand on parvient à chevaucher Blackstar, le dragon qui peut cracher des flammes ou envoyer des boules de feu ! Ou Atag, le scaphandre de combat, eh bien oui, le jeu prend encore une autre ampleur, même si évidemment ils ne pourront pas être utilisés en boucle pour ne pas casser la méta du jeu et nécessiteront un cooldown. Cela dit, parcourir les cieux à dos de dragon tout en crachant des boules de feu et en voyant les citadelles en bois brûler, puis s’effondrer… j’avoue… j’ai ADORÉ tellement c’était stylé !!!
Et ça, pour moi, eh bien c’est souvent le signe des grands open worlds.
Mais attention, vous me connaissez. Dans mes tests, je vous partage sans détour les qualités, comme les défauts que j’ai pu ressentir. Et là où Crimson Desert me laisse davantage partagé, c’est sur sa narration.
Alors oui, l’univers est très riche. Oui, le lore est plutôt dense et travaillé. Oui, toutes les 10h environ il y a des nouveautés de gameplay, comme l’introduction du campement des anciens membres des Crinières Grises, regroupés au sommet de la Colline Hurlante… comme l’arrivée de personnages de soutien jouables aux côtés de Kliff… ou de nouvelles capacités qui dynamisent le gameplay.
Mais oui, je me dois d’être honnête : globalement le récit avance lentement. Très lentement, même. Le mélange entre heroic fantasy et touches de science-fiction apporte certes un peu d’épices, c’est vrai. Ça donne à l’univers une singularité bienvenue.
Mais malgré cela, l’histoire peine a réellement décoller… et s’il y a bien quelques rebondissements, reconnaissons qu’il reste un océan entre la narration de Crimson Desert et celle d’un jeu Rockstar Games par exemple.
Ce n’est pas mauvais. Ce n’est pas creux. Mais ce n’est pas non plus bouleversant… du moins après plus d’une cinquantaine d’heures de jeu. J’aurai l’occasion d’y revenir. Par exemple, les personnages de soutien jouables que sont Damiane et Oongka, restent finalement assez en retrait sur le plan scénaristique. Et si l’on peut switcher entre eux et Kliff à la volée avec la caméra qui s’envole exactement de la même manière que dans GTA 5… bah on reste loin, très loin, de la qualité d’écriture du trio Maïchael, Franklin et Trevor.
Donc oui, on comprend que globalement c’est plus la narration environnementale et le voyage général qui forgeront nos souvenirs d’épopée… plus que l’histoire à proprement parler. Et c’est clairement une piste d’amélioration pour Pearl Abyss à l’avenir.
Et puis enfin n’oublions pas que si l’intégralité du jeu dispose de sous-titres en français, seuls les doublages anglais, coréen et chinois seront proposés. Et ça, je pense que beaucoup d’entre vous seront d’accord pour dire que ce n’est pas forcément LA chose qu’il aurait fallu copier des productions Rockstar Games.
Côté structure, le jeu alterne aussi entre le très bon… et le bien plus classique. Car oui, il y a clairement des quêtes plus inspirées que d’autres.Ainsi certaines sont de purs allers-retours, de vraies missions FedEx qui vous feront faire l’essuie-glace sur la map et dans un monde aussi vaste, croyez-moi ça peut évidemment se sentir.
Mais à l’inverse, d’autres quêtes sont bien plus intrigantes, mieux écrites, ou tout simplement suffisamment mystérieuses pour donner envie d’aller au bout. Je ne vais pas y aller par 4 chemins, il y a carrément des petits moments de grâce quand, au hasard d’une exploration, on tombe sur un sanctuaire enfouit dans les boyaux de la terre… quand au fond d’une forêt sombre, on finit par tomber nez à nez avec des ruines mystiques agrémentées d’étonnantes énigmes… quand on découvre un lieu maudit et que sans s’en rendre compte un redoutable piège se referme sur vous…
Je peux vous assurer que dans ces moments-là, le jeu retrouve une véritable saveur où l’on sent que les designers se sont éclatés à proposer une réelle variété de situations et une âme au jeu…
Je retiens aussi la présence d’énigmes environnementales plutôt réussies qui, si elles ne révolutionnent pas le genre, se montrent assez chouettes pour casser le rythme et enrichir l’exploration, un peu à l’image de ce que proposait Zelda Breath of the Wild, les Korogus en moins.
Au fond, c’est un jeu qui demande de se perdre, d’accepter de quitter les sentiers balisés et d’explorer à son rythme, parfois sans but… je vais être honnête, ça ne clique pas toujours, mais quand ça fonctionne, c’est assez jubilatoire !
Autre point important : Crimson Desert n’est pas un RPG au sens classique du terme. Et ça, je pense qu’il faut le dire clairement pour éviter les mauvaises attentes. En effet, la progression du personnage est assez atypique. On ne gagne pas simplement de l’XP de manière traditionnelle.
En revanche, il y a bien une montée en puissance, mais elle est à la fois liée à la quantité d’ennemis terrassés, mais aussi à des découvertes faites lors de l’exploration et donc par de l’observation.
Ainsi on peut apprendre des attaques spéciales, des capacités, des recettes, parfois juste en observant des ennemis ou certaines situations ce qui est assez original.
Cela dit, il y a évidemment un arbre de compétences assez touffu, donc oui, la progression existe bel et bien. Vous pourrez ainsi améliorer votre santé 18 fois, l’esprit (améliorable 14 fois) ou encore l’Endurance (améliorable 16 fois) avec entre tout cela une foule de boost divers histoire de varier les plaisirs.
Le jeu introduit aussi le casque Visionne, un système qui permet de lire des fragments de mémoire, d’entrevoir des visions d’événements passés ou encore de découvrir des indices cachés dans le monde de Pywel.
Là encore, pour ceux qui prendront le temps de vraiment arpenter les lieux, ça enrichira la sensation d’exploration et de profondeur… mais pour les autres, surtout dans les premières heures, cela pourra aussi se montrer indigeste et pas toujours très bien expliqué.
On en arrive à un point important concernant la prise en main et le gameplay général. Vous vous souvenez peut être que je ne vous avais pas caché suite à ma preview que j’attendais de voir si certains éléments allaient être quelque peu rééquilibrés.
Eh bien je ne sais pas si c’est l’habitude justement prise pendant la preview, mais j’ai trouvé les manipulations plus souples qu’avant.
Alors attention : le mapping reste dense avec de nombreuses combinaisons de touche à la manette. L’interface est parfois un peu complexe tant il y a des menus et des sous-menus. Franchement on est clairement pas sur un jeu ultra simple dans sa lecture immédiate et il y a encore une vraie marge de progression en matière d’ergonomie.
Mais manette en main, j’ai ressenti davantage de fluidité que ce à quoi je m’attendais il y a encore 2 semaines.
On récupère aussi la possibilité de switcher entre les personnages plus rapidement que je ne l’imaginais, puisqu’au bout d’environ une demi-douzaine d’heures, vous obtiendrez déjà un second personnage jouable.
Et ça, c’est une bonne chose, parce que cela permet de renouveler les sensations de jeu, même si c’est plus pour la forme, que dans le fond.
Toujours au chapitre des éléments rappelant d’autres grands jeu, Crimson Desert propose une jauge d’endurance à maxer pour grimper sur l’ensemble des surfaces comme dans Zelda Breath of the Wild, voire pour planer dans une sorte d’équivalent de la paravoile, tiens encore Zelda... idem sur l’usage de certains outils comme son pouvoir axiomatique qui se joue exactement comme dans Breath of the Wild et dont la prise reste d’ailleurs perfectible.
Focus maintenant sur les combats assez simples au début, mais s’étoffent bien au fur et à mesure avec de plus en plus de possibilités de combinaisons et même de gameplay émergeant.
Vous pouvez par exemple utiliser votre grappin et un arbre pour vous catapulter dans les airs. Vous pouvez lier des attaques de forces, puis des finish à l’épée… bref, vous montrer créatif. D’autant que la palette d’équipement est assez ample et méritera d’être affutée à une meule, voire améliorée chez le forgeron en allant miner des minéraux un peu partout à travers le monde à coup de pioche.
Toujours sur les affrontements, il y a évidemment des coups rapides, d’autres forts, des combos en maintenant R1+R2 par exemple. La possibilité d’alterner entre attaque/parade, tout en glissant un violent coup de pied… mais plus vous améliorerez les capacités, plus vous aurez accès à des techniques plus exotiques et assez systémiques vous permettant de vous projeter dans les airs, et de faire des dégâts dévastateurs à l’atterrissage. A noter néanmoins que malgré un lock efficace, le jeu n’a pas résolu le traditionnel problème des caméras qui peuvent passer dans des éléments du décor, Crimson Desert ayant néanmoins le bon goût de proposer plusieurs distances d’affichage d’assez éloigné, à plus proche, voire même en vue subjective…
Autre élément appréciable : le campement des Crinières Grises ne sert pas uniquement de hub narratif.
On peut utiliser les compagnons qui vous ont rejoint pour accomplir certaines missions pendant que vous poursuivez votre aventure de votre côté. Alors franchement, ce n’est pas inédit dans l’absolu, mais ça étoffe encore le gameplay, et ça renforce l’idée d’un monde plus large que votre seule trajectoire. Et depuis le début de ce test vous l’aurez noté, des éléments qui étoffe le gameplay et l’univers, il y en a à la pelle…
Ce que j’aime aussi beaucoup dans Crimson Desert, c’est sa volonté de donner de la consistance au monde. A l’image d’un Zelda Breath of the Wild, la température, par exemple, a un impact sur votre endurance et si les conditions ne sont pas optimales, vous pouvez subir des malus.
Les environnements extrêmes demandent donc une vraie préparation. Votre équipement peut aider, tout comme certains plats qui apportent des résistances au feu ou au givre.
Là encore, ce ne sont pas forcément des mécaniques révolutionnaires, mais elles participent à cette sensation que le monde ne vous attend pas gentiment...
Mais qu’il faut s’adapter. Qu’il faut se préparer. Qu’il faut habiter l’aventure… encore une fois.
Et ça rejoint aussi l’un des aspects les plus intéressants du jeu : quand on bloque et croyez-moi ça pourra vous arriver tant la difficulté monte rapidement, notamment face aux boss souvent ultra agressifs et totalement sac à PV... on peut, voire on doit, partir explorer, farmer, améliorer sa vie, son équipement, cuisiner, revenir plus fort. D’une certaine manière, il y a quelque chose d’assez Elden Ring dans cette philosophie de la montée en puissance indirecte. Le jeu ne vous enfermant pas dans une seule et unique voie à suivre.
Et puisque j’évoque la pépite de From Software, là je vais être très clair : autant les mobs de base sont souvent de la chaire à lame, autant les boss, eux, montent nettement en pression.
Franchement dès le chapitre 4, soit après une dizaines d’heures seulement, j’ai vraiment senti un pic de difficulté avec des boss en plusieurs phases, parfois assez corsés, et qui demandent davantage de maîtrise, de préparation et de lecture. Sauf qu’honnêtement, je n’ai pas retrouvé la même science que dans les Elden Ring ou Sekiro. Et parfois, certains boss vous feront rager en boucle… coucou le singe… vous penserez à moi à ce moment !
Donc non, Crimson Desert n’est pas seulement une carte postale sublime. C’est aussi un jeu qui peut vous opposer une vraie résistance et virer Souls-Like sur les combats de boss.
De vous à moi, je pense que c’est super important que vous le sachiez avant de vous lancer. Parce que si vous y allez en pensant simplement vivre une balade contemplative dans un open world magnifique, vous risquez d’être vite surpris et de mordre la poussière de manière très vite frustrante ! Oui, Crimson Desert propose des pics de difficulté très brutaux et vous devrez vous préparer en conséquence.
Comme dans tous mes tests, permettez toi de synthétiser les forces et faiblesses que j’ai ressenti. Parmi les qualités, je retiendrai incontestablement son pouvoir d’envoûtement. Il y a des jeux que l’on apprécie... et il y a des jeux qui vous absorbent. Crimson Desert fait partie, pour moi, de cette deuxième catégorie.
Ensuite, la richesse du monde. Sa densité. Sa variété. Ses détails. Son atmosphère. Son sentiment d’aventure permanente. Et puis ce mélange assez fascinant entre plusieurs ADN : un peu de Red Dead Redemption 2 dans certains éléments d’interface et dans le flow général, un peu de Zelda Breath of the Wild dans la liberté, l’expérimentation, le rapport au monde, et parfois même quelque chose d’Elden Ring dans la manière dont on contourne un obstacle en revenant plus fort… sans oublier des boss qui sont là pour vous mettre des fessés et vous rappelez que vous devez encore progresser. Ce cocktail-là, quand il fonctionne, il est redoutable !
Maintenant, pour être totalement juste, vous aurez compris que tout n’est pas parfait et ce qui me retient encore, c’est d’abord le rythme narratif assez lent, parfois trop lent. Et sur un jeu de cette durée, cela peut devenir un vrai sujet.
Ensuite, certaines quêtes restent trop fonctionnelles. Le fameux syndrome du va-et-vient n’a pas totalement disparu… il y a aussi beaucoup d’éléments vraiment pas très bien expliqués et vous risquez de butter sur des séquences juste inutilement peu claires.
Il y a aussi des menus parfois trop denses, pas toujours limpides. Et quelques limites techniques subsistent, notamment un popping d’objet pas si anecdotique.
Donc oui, à ce stade, je suis impressionné par de nombreux aspects. Mais je garde une forme de prudence sur le résultat global. Je veux savoir comment atterri cette histoire, je veux m’assurer que l’émerveillement ne s’émousse pas au bout d’un moment, je veux vérifier si au final la forme n’a pas eu raison du fond… à ce titre, je vais être honnête, il me reste encore trop d’interrogations et mon sentiment pourrait encore évoluer pour le meilleur comme pour le pire !
Au final, après un premier verdict à la sortie, j'ai encore ajouté des dizaines et dizaines d'heures de jeu et désormais je peux le dire cette aventure est incroyable !
Crimson Desert est un périple vertigineux par sa richesse, sa générosité, sa capacité à nous immerger dans un univers fascinant. Si certains rouages de gameplay et son histoire se montrent perfectibles, j'avoue avoir rarement ressenti à un tel plaisir à me perdre dans un monde héroïc fantasy. Pour ce délicieux frisson, impossible de ne pas succomber à l'appel de ce voyage qui marquera incontestablement l'année 2026 !



