RESIDENT EVIL REQUIEM M'A CHOQUÉ 🤯 TEST

Aujourd’hui, je suis heureux de vous retrouver pour un test ultra attendu, celui de Resident Evil Requiem que j’ai pu finir il y a quelques jours maintenant.

Et je ne le cacherai pas, il s’agit d’un test un peu particulier pour moi TANT la série Resident Evil accompagne ma vie de joueur depuis 30 ans maintenant !

Je me souviens avec émotion de la claque sans précédent assené par le tout premier épisode que je découvrai en tant que joueur… avant de devenir journaliste et d’avoir, dans la presse papier, réalisé les tests des épisodes suivants.

A ce titre, il y a quelques jours des viewers m’ont offert ce numéro de Joypad, datant de 25 ans, où j’avais signé les tests de Resident Evil 3 et de Code Veronica. Déjà à l’époque, je sentais bien que cette série était à part dans le gaming, et dans mon coeur de joueur.

Et puis, je dois le confesser pour la petite anecdote personnelle, mon amour pour la saga Resident Evil m’aura fait rencontrer la mère de ma fille… scellant définitivement une relation très particulière avec la série de Capcom.

Aujourd’hui, alors que Resident Evil Requiem s’apprête à sortir ce 27 février sur PS5, Nintendo Switch 2, Xbox Series et PC… alors que la série s’apprête à jouer avec notre nostalgie en effectuant un retour dans une Raccoon City dévastée… impossible de ne pas réaliser qu’il s’agit de l’une des rares séries à être plus influentes aujourd’hui, qu’il y a 30 ans ! Une série bien plus bien vivante, que morte, ce qui vous en conviendrez n’est pas un petit paradoxe pour un jeu mettant en scène tant de zombie.

Bref… il est temps de se lancer dans ce Grand Test avec en préambule, un avertissement d’importance : sachez que la plupart des images que vous allez voir proviennent des trailers, d’une partie de ma preview et de quelques captures personnelles mais uniquement sur les premières heures du jeu… croyez-moi, il n’y a donc strictement aucun spoiler narratif ou d’éléments qui vous retireraient du plaisir de la découverte.

D’ailleurs pour ceux qui avaient peur que Capcom en ait trop montré dans sa communication… rassurez-vous, ce n’est étonnamment pas le cas, sur Raccoon City notamment… du coup, je vous laisserai toutes les surprises. Et croyez-moi elles sont nombreuses, d’autant plus si vous êtes fans depuis la première heure…

Alors que vaut vraiment Resident Evil Requiem ? Capcom garde-t-il son titre de CapGoat ou commence à tourner en rond ? Le duo Grace et Léon catapulte-t-il la série au firmament ou grippe la machine ?

Voici mon avis de connaisseur de la série, le tout sans langue de bois, sans spoiler mais en 4K60 images par seconde…

JE VOUS EN PARLE !!!

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, Resident Evil Requiem est l’archétype absolu du pur jeu solo action aventure narratif. Un jeu qui respecte l’ADN de son héritage, tout en le modernisant avec les valeurs de productions les plus ambitieuses à ce jour pour la série avec des intérieurs, des extérieurs, des zones assez ouvertes…

L’action nous fera ainsi parcourir une large étendue, des couloirs lugubres du Wrenwood Hotel, en passant par Rhodes Hill, une unité de soins située non loin de Raccoon City… avant de partir vers d’autres destinations que je vous laisserai le plaisir de découvrir. Ainsi dans la grande tradition de Bio Hazard, on alternera entre lieu élégant, presque luxueux, avec boiseries, marbre, colonnes, mais aussi lumières vacillantes… jusqu’à dans des caveaux crasseux et suintants.

Profondément, après avoir fini l’aventure en une douzaine d’heures, j’ai vraiment eu le sentiment d’être face à un jeu fait PAR, et POUR des joueurs : et croyez-moi ça fait toute la différence !!!

J’ai vraiment ressenti que Capcom avait écouté le retour des fans, et là où les derniers épisodes péchaient souvent avec une deuxième partie assez faible… ici, même si tout n’est pas parfait, le rythme est bien plus équilibré, sans oublier l’intégration du lore extrêmement généreuse et précise pour les fans. J’aurai énormément de choses à vous dire… mais ce serait spoilé. Je me contenterai juste de dire que oui, les fans vont frissonner. Oui, Capcom va jouer avec vous, oui, c’est tantôt subtile, tantôt très clairement appuyé… mais l’équilibrage est maîtrisé avec certaines fulgurances qui m’ont vu m’arrêter quelques longues minutes et juste m’immerger dans des lieux. Regarder. M’imprégner. Me souvenir. Je me suis alors rappeler du Julien de 16/17 ans qui découvrait cette univers avec des étoiles de STARS dans les yeux…

Resident Evil Requiem n’est pas un jeu de commande qui coche des cases, c’est un épisode qui est fait avec un réel amour de la saga et qui au-delà de ses qualités formelles dont je vais vous parler, dispose de ce supplément d’âme qui le satellise immédiatement dans une catégorie à part.

Et cette générosité on la retrouve dans de très nombreuses séquences de jeux, certaines durant une poignée de secondes, mais qui rafraîchissent régulièrement l’expérience.

Le jeu fourmille aisi de petites idées de gameplay originales et intéressantes comme avec du verre par exemple, qui montre la volonté des développeurs de renouveler fréquemment l’expérience avec pas mal de gameplay exotiques.

Le découpage entre Grace et Leon apporte aussi une cadence admirablement bien maîtrisé. Dès le prologue extrêmement réussi le ton est donné.

La pression est maximale, les enjeux ultra clairs, et la répartition des rôles sert la courbe de tension.

Car si Grace représente un plongeon dans le pur Survival/Horror avec un personnage vulnérable, qui devra compter les balles… Leon apporte une explosivité qui résonnera comme un véritable soupape évacuant la pression !

J’irai néanmoins presque jusqu’à dire que j’ai l’impression d’assister à un test grandeur nature : qu’est ce que vont préférer les joueurs ? La composante Survival ou la dimension action, avec des éléments de scoring un rien bourrin ?

A ce titre, même si je resterai sciemment évanescent, je dois confesser avoir ADORER le passage à Raccoon City. Cette ambiance de désolation, cette direction artistique qui tranche avec tout le reste, jusqu’à dans la colorimétrie sablonneuse à la limite du sepia nostalgique, les nombreux secrets pour les fans… et avouons le, les évidents clins d’oeil à The Last of Us prouvent combien Capcom maîtrise son sujet, ne se contentant pas de resservir éternellement la même soupe, mais en osant s’aventurer en terrain plus inédit pour la série.

Un équilibrage de Léon qui m’a paru perfectible, tant j’ai été surstuffé quasiment de bout en bout… au point de littéralement rouler sur le dernier tiers du jeu…

Les musiques qui, à l’exception d’une seule, sont soit quasi absentes, soit banales… là où par le passé la saga nous proposaient des thèmes forts, aussi angoissants que poignant, qui résonnent encore 30 ans après…

Quelques raccords d’animations qui mériteraient un peu de polish supplémentaire

Les énigmes globalement trop simples, où les indices se trouvent dans la même salle…

Ah, et ce n’est pas vraiment un défaut, d’autant plus pour un survival/horror, mais si vous êtes arachnophobes, vous penserez à moi… car vous allez littéralement suffoquer ! On en reparlera…

La complémentarité des 2 gameplay. Le rythme est excellent, avec une balance chirurgicale entre infiltration, survival, action ultra bourrine, narration et moments de découverte plus mystérieux.

La vulnérabilité des deux héros, pour des raisons pourtant diamétralement opposés

La variété des ennemis avec des zombies plus « vivants » que jamais, les Blister Heads qui même morts peuvent muter et revenir à la vie avec une tête boursouflée, ou encore les Chunks, ces grosses créatures recouvertes d’une couche de graisse qui les rendent résistants aux attaques

Sans parler de la variété des lieux et des situations qui est probablement l’une des plus importantes de la série… et croyez-moi, malgré les nombreux trailers, le jeu vous réserve de sacrées surprises !

Visuellement, le RE Engine envoie du très lourd avec des effets de lumières maîtrisés, le tout aussi à l’aise en intérieur, qu’en extérieur... et sur PS5 Pro un rendu 4K 60fps avec RayTracing impeccable.

Il en resulte des lieux plus immersifs et des créatures plus choquantes que jamais… des zombies pour certains qui viennent tout juste de basculer et qui gardent encore une part d’humanité au point d’en devenir plus dérangeant que jamais !

L’histoire est beaucoup mieux racontée et mise en scène que dans les précédents épisodes… avec un lore ultra présents pour les fans

Des persos qui ne racontent pas leur vie en marchant… mais savent balancer 1/2 punch line au bon moment

Resident Evil Requiem m’a choqué ! Choqué par la maîtrise générale de son sujet dont il fait preuve. De la réalisation, au rythme, en passant par la variété des situations, l’intégration du lore et l’équilibrage entre nouveauté et nostalgie, cet épisode s’impose comme l’un des plus réussi de l’ensemble de la saga !

Vous l’aurez compris, si dans ma preview que vous pouvez retrouver dans le catalogue de la chaîne, je vous avais précisément décrit les rouages de gameplay, avec le crafting omniprésent, les switch de 1ère et 3ème personnes, les différences entre coffre de stockage pour Grace et malette pour Leon, l’utilisation des couteaux ou de la machette…

Aujourd’hui, je souhaitas plus m’attardé sur l’emprunte que le jeu m’a laissé. Un titre résolument maîtrisé, rythmé, généreux, tantôt effrayant, à d’autres moment exaltant, qui jouent avec la nostalgie de ses fans, sans pour autant oublier d’aller de l’avant…

L’intensité de Léon et son étonnante vulnérabilité aussi. La quête d’identité de Grace et ses suffocations… la peur, la mort, l’espoir aussi. Un jeu testamentaire éblouissant, et un message envoyé à l’industrie : en respectant ses fans et son héritage, tout osant faire évoluer ses fondamentaux, Capcom prouve combien le studio nippon sait faire de VRAIS jeux par et pour les joueurs !!!

Ne vous y trompez pas, si Resident Evil Requiem est un authentique plongeon en enfer, c’est aussi un véritable paradis pour nous les joueurs ! Capcom, merci pour ses 30 années, ce requiem n’est en rien une conclusion, mais une apothéose...

VERDICT : EXCELLENT

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